Egalité – Equité : deux termes souvent confondus et dont la différence est fondamentale dans l’éducation  de nos enfants.

Photo de C. Lambiotte

Qui n’a pas connu à la maison des disputes entre un frère et une sœur qui se battent parce qu’ils n’ont pas le même nombre de chips dans leur bol, parce qu’ils comparent le nombre ou le coût des cadeaux reçus à leur anniversaire , qui trouvent injuste que l’un ait plus d’épinards alors que les épinards c’est pas bon… !

En tant que parent, nous cherchons le plus souvent à être juste avec chacun de nos enfants. Nous cherchons à répondre à leurs besoins spécifiques pour qu’ils grandissent en s’épanouissant.

Mais est-ce qu’être « juste » signifie forcément donner la même chose à chacun ? La réponse se trouve dans la différence entre les termes égalité et équité.

Bien souvent, nous rencontrons une confusion des deux termes  chez certains parents lors des séances de coaching parental.  Une fois comprise, cette nuance va libérer la cristallisation que parents et enfants peuvent faire autour de la définition de la justice dans la famille qui est la source de la majorité des conflits.

EDUCACATION POSITIVE COACHING BXL

Pour bien comprendre , nous allons revenir à la signification de ces deux mots très proches et pourtant si différents.

L’équité signifie fournir aux enfants ce dont ils ont besoin pour s’épanouir également. L’égalité, quant à elle, implique d’offrir la même chose à tout le monde. Les deux concepts ont bien pour objectif la Justice mais l’égalité ne peut être atteinte que si tous partent du même point de départ et qu’ils ont les mêmes besoins. Autant dire qu’être égal avec chacun de nos enfants est donc un combat vain qui ne peut engendrer que disputes et frustrations.

Prenons l’exemple simple de deux enfants de 4 et 7 ans  qui passent à table… au menu : des frites !!

L’égalité voudrait que nous donnions le même nombre de frites à chacun peu importe leur faim , leur âge

L’équité voudrait que nous donnions une quantité de frites en fonction de leur appétit , de leur âge , de leur corpulence, …. bref que nous prenions en compte leur spécificité.

Un autre exemple d’un autre ordre mais très éclairant est celui des études supérieures. En tant que parent, offrons-nous à nos enfants la possibilité de faire des études qui vont leur permettre d’évoluer dans la société selon leurs compétences, leurs désirs et ce peu importe le nombre d’années que requiert ce diplôme ( équité ) ou bien leur offrons-nous un nombre d’années d’études et s’ils souhaitent être médecin, il leur faudra payer la différence qu’a coûté la scolarité de leur frère ou de leur sœur ?

Bref il est important de rappeler à nos bambins que nous chercherons toujours à être juste mais que la justice ne doit pas forcément passer par l’égalité. Nous pouvons par exemple, quand ils se battent pour les frites, leur dire ….  » Ah, je vois que tu as encore faim, c’est important que tu ais le ventre plein ( rechercher à remplir son besoin ) , veux tu encore des frites ? ou  » ah, alors si je t’en donne encore, il faut partager avec ton petit frère s’il a encore faim  »

Les enfants sentiront alors que votre objectif est de répondre à leurs besoins et non à une sacro sainte notion d’égalité !

Contactez-nous pour plus d’infos sur les séances de coaching individuel ou les ateliers.

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Résumé du livre: « Un cœur tranquille et sage » ou comment pratiquer la pleine conscience en famille.

« Au lieu d’apprendre à s’abstraire de la réalité, la pleine conscience apprend à la voir clairement »

Voici ce que nous avons retenu du livre de Susan Kaiser Greenland et que nous voulons vous partager de manière à faire germer l’idée qu’il est possible , grâce à la pleine conscience, de trouver le calme en famille.

En effet,  la pleine conscience peut se pratiquer simplement au quotidien, qu’on soit adulte ou enfant. Elle peut prendre la forme d’ exercices, de jeux ou de petits actes qui ne nécessitent pas plus de quelques secondes. Pour bien commencer la journée, nous pouvons par exemple regarder les enfants un instant et en respirant avant de les réveiller; nous pouvons  prendre le temps de 3 respirations conscientes en famille avant de passer le pas de la porte le matin pour continuer sa journée dans un rythme assez soutenu… Cette routine va faciliter la transition vers le monde extérieur.

Qu’est-ce qu’un enfant pleinement conscient ?                                              

Un enfant pleinement conscient est Positif, Energisé, Serein… La méditation est un moyen de devenir pleinement conscient. Nous pouvons dès lors montrer l’exemple en méditant régulièrement et en veillant surtout à ne pas le forcer.

Comment amener l’enfant à méditer ?

La première étape pour amener un enfant à pratiquer la méditation est d’identifier sa motivation , qu’est ce qui peut l’intéresser dans cette pratique ?

Il est essentiel aussi de vérifier qu’il se sente en sécurité:  A-t-il besoin de garder les yeux ouverts? Est-il dans une partie de la pièce rassurante pour lui?

De notre côté , en tant qu’adulte il est essentiel de faire  simple et amusant

Avant de faire une méditation, commencez par un étirement physique par exemple des petits exercices de yoga, du chant ou de la danse. « Corps comme une montagne, souffle comme le vent, esprit comme le ciel »

La base de la médiation étant la respiration vous pouvez par exemple lui dire , avec vos mots : « Concentre toi sur la sensation de ta respiration alors qu’elle parcourt ton corps. Si ton esprit s’éloigne, c’est parfaitement naturel ; ramène-le simplement à la sensation physique de l’inspiration, de l’expiration et de la pause entre les deux. Rappelle-toi, il ne s’agit pas de penser à ta respiration ou d’y changer quoi que ce soit, mais simplement de ressentir ta respiration telle quelle, se dérouler dans le calme. »

Bien entendu, si vous n’êtes pas pleinement conscient vous-même, les enfants seront sans pitié. Etant donné qu’il est difficile d’être pleinement conscient tout le temps, il est important de bien choisir son moment . N’enseignez que ce dont vous avez fait l’expérience directement.

Soyez conscients de vos mouvements. Par exemple déplacez-vous au ralenti.

Parallèlement à la méditation …

  • Les vœux de gentillesse enseignent la compassion. Il s’agit de se souhaiter d’abord à soi-même des choses positives, puis à 1 ou 2 proches, puis aux voisins et aux être vivants. « que je sois en bonne santé, heureuse et sereine, que ma famille soit en bonne santé,… » On peut aussi créer une guirlande de vœux colorée à accrocher dans la maison, qui sera un bon rappel visuel pour cultiver le positif.
  • L’enseignement soufi des 3 portes encourage les enfants ( et les adultes aussi ! ) à se poser ces questions avant de parler :
  • Est-ce vrai ?
  • Est-ce nécessaire ?
  • Est-ce gentil ?
  • Jouer avec les sens: Ecouter les sons qui nous entourent, toucher des matières différentes dans une boite, faire de la musique ensemble (avec du rythme, de la structure et des silences pour ne pas tomber dans l’anarchie)
  • Manger en pleine conscience, un fruit ou boire une boisson chaude.
  • Changer les habitudes du langage : habituer l’enfant à dire « je me sens triste, heureux, fâché,… » plutôt que « je suis triste »

Si je demande à quelqu’un  » comment tu te sens, quelle est ton humeur » la personne va                sans doute dire « je suis joyeux ou je suis triste » essayez d’amener la personne à observer                 son humeur et la décrire pour qu’elle comprenne qu’elle n’ EST pas elle. Les    pensées et                les émotions font parties de nous mais nous ne sommes pas elles, elles viennent puis                repartent.

  • Le jeu du bonjour: Efficace dans une classe par exemple pour prendre conscience le l’instant présent: Il s’agit tout simplement de dire bonjour à son voisin et enchaîner en lui exprimant ce à quoi on pense en ce moment. La personne va ensuite identifier s’il s’agit d’une pensée qui se situe dans le passé-présent ou futur, cela permet de prendre conscience des nombreuses pensées qui nous traversent, de nous rendre compte que souvent nous pensons au passé ou au futur.

Comment interrompre les nombreuses pensées automatiques :

  • La clochette de pleine conscience est très efficace, chacun peut la faire sonner pour interrompre toute activité et respirer. Elle permet aussi de capter l’attention des enfants sans crier au dessus du bruit ou d’interrompre une dispute.
  • Faire des rappels de reconnexion à la respiration dans le quotidien
  • Disposer des rappels visuels de pleine conscience dans la maison ou sur soi comme par exemple un petit bracelet ou des post-it
  • Lorsque quelque chose de négatif nous arrive , tout d’abord le reconnaître et le nommer et ensuite citer 3 choses qui vont bien.
  • Jouer au « moment moquette » : il s’agit d’un temps où on s’accorde complètement au monde de l’enfant et où on interagi selon ses termes à lui. C’est le guide et nous nous adaptons.

Si vous souhaitez plus d’infos sur nos ateliers de parentalité positive et bienveillante ou sur le coaching individuel, contactez nous au 0485/41.07.37. ou emilielucas@gmail.com

 

Pourquoi commencer un coaching parental ?

Depuis quelques années, le terme  » Education Positive » fait de plus en plus partie du langage courant de l’enseignant mais aussi des parents soucieux de voir leur enfant  évoluer dans un monde porteur et bienveillant. Il existe toute une littérature sur le sujet écrite par des psychothérapeutes, pédiatres, spécialistes de l’enfance, coach de vie ou simplement par des parents curieux et créatifs. Nous pouvons trouver une multitude d’articles, de livres, de vidéos, de blogs qui proposent des moyens de devenir- ou de rester – des parents zen.

Il nous semble intéressant aujourd’hui de répondre à la question de nombreux parents :  » Mais alors, à quoi sert un accompagnement à la parentalité, qu’il soit individuel ou de groupe,  puisqu’il existe tout ça?! »

Vous savez tous que pour apprendre une langue, lire des livres de théorie ne suffiront pas. Pour la parler, il faudra la pratiquer, il faudra s’entraîner et c’est un processus qui prendra du temps. Le coaching parental permet de passer, comme pour l’apprentissage d’une langue, du conceptuel au concret, de la théorie à la pratique.

Par ailleurs, pour ceux qui n’aiment pas la théorie ou qui n’ont pas le courage de se lancer dans de grandes lectures; l’accompagnement individuel ou en groupe permet de sauter l’étape que certains trouvent trop abstraite.

Lors de chaque séance, le coach et le coaché se mettent d’accord sur un objectif réalisable et ensemble vont le réévaluer, puis le remodeler pour ensuite le concrétiser grâce à la méthode du questionnement propre au coaching mais aussi grâce aux outils de l’éducation positive qui regorgent de trucs et astuces pour sortir de pas mal d’impasses.

Traitant des questions du quotidien et non des pathologies, le coaching est un processus court qui ne se substitue pas à la psychothérapie.

Concrètement, le coaching parental que nous vous proposons dans notre espace chaleureux et convivial à Schaerbeek vous permettra:

  • de retrouver confiance en votre rôle plutôt que de culpabiliser
  • de développer votre créativité face aux différentes situations complexes que vous rencontrez au quotidien avec votre enfant, il rendra ces situations plus faciles à gérer
  • de remettre en question vos croyances sur l’éducation, de la penser différemment, de vous libérer de vos schémas hérités
  • de sortir de la spirale infernale du  » je stresse, je crie, je punis, je culpabilise »
  • de retrouver une relation et une communication harmonieuse avec votre enfant au quotidien, parce que oui, c’est tout à fait possible 😉

Tout cela grâce aux nombreux outils de l’éducation positive et aux techniques vivantes du coaching qui permettent de vivre des séances chaque fois très différentes en vue  d’amorcer des changements concrets rapidement au sein de votre famille.

C’est une démarche qui demande un peu de temps, certes,  mais avec la certitude d’en gagner beaucoup ensuite. Gran’Dire Ensemble reste convaincu que toute l’énergie positive que vous viendrez puiser dans le coaching sera de la belle énergie que vous ramènerez ensuite à la maison. C’est le constat que nous faisons au quotidien!

Contactez nous pour toutes questions ou demande de rdv au 0485/41.07.37. ou emilielucas@gmail.com

Comment poser des limites à mon enfant en évitant cris, punitions ou fessées ?

L’enfant n’agit pas  CONTRE nous, ses comportements sont guidés par différents besoins : la découverte, l’expérimentation ou tout simplement des besoins physiologiques tels que manger, boire, se faire câliner, exprimer ses émotions. Il n’a pas encore la capacité de formuler ses besoins et ses émotions de manière optimale. Cette aptitude, même une fois adulte, peut parfois être difficile.  Il est donc important de se le rappeler dans les moments où les comportements de nos enfants nous exaspèrent.

Il est également important de garder à l’esprit lorsqu’on aborde les limites avec les enfants, que nous sommes leurs modèles. Leurs comportements sont le reflet des nôtres. Ils apprendront naturellement la politesse, le respect, et les valeurs que nous véhiculons à travers nos actes au quotidien. Parfois, il faut juste un peu de temps.

Bien entendu, un enfant a besoin- parce que ça le rassure et le structure-  d’un cadre et de repères. Chaque parent aura ses propres règles mais l’important est qu’elles soient claires pour l’enfant (et donc pour l’adulte en amont), qu’elles soient adaptées à son âge et compréhensibles. Il est donc important de connaître les bases du développement de l’enfant et son fonctionnement aux différents stades (références en bas de page) mais nous pensons que chaque parent est le spécialiste de son enfant et le connait mieux que personne en passant du temps avec lui et en l’observant.

Avec la question des limites, se pose celle du pouvoir. Lorsqu’on rentre dans une lutte pour se faire obéir, les parties s’épuisent et le cercle vicieux se met en place. En général, dans ce cas-là nous enclenchons le mode automatique en reproduisant notre modèle éducationnel. Parfois aussi, nous n’avons  simplement pas le courage de tenir tête et rester ferme, alors on dit non, ensuite oui bref on devient incohérent… D’autres fois, notre fatigue ou notre stress nous fait réagir au quart de tour… Mais alors comment faire pour éviter de tomber dans le piège de l’autoritarisme ou du laxisme ? Comment offrir un cadre réconfortant et sécurisant tout en laissant une place à la liberté d’expression et la spontanéité de l’enfant ?

Il existe de nombreuses lectures intéressantes sur le sujet (dont certaines sont mentionnées plus bas) Nous avons retenu 10 méthodes ou astuces applicables au quotidien en fonction de nos envies et/ou notre énergie qui nous permettront d’aller vers une parentalité positive.

  • En famille, vous pouvez établir la liste des règles non négociables qui concernent par exemple la sécurité ou l’intégrité des autres. Donnez des exemples concrets et notez-les sur une charte. Vous pouvez aussi mentionner les règles plus souples qui s’adapteront en fonction du contexte et des besoins spécifiques. Les enfants auront davantage envie de respecter le « règlement d’ordre intérieur » s’ils l’ont co-créé.

 

  • S’observer. Se demander « qu’est ce qui fait que cela me met dans cet état quand mes enfants se disputent ? Quand ma fille ne veut pas ranger ses affaires ou quand mon fils renverse la moitié du tube de dentifrice par terre ? » Il s’agit de faire un « STOP » sur la situation, un pas de recul pour avoir une vision plus globale. « Qu’est-ce qu’en penserait tel ou tel autre parent ? qu’en penserai-je demain ? Dans 10 ans ? Qu’est-ce qui fait que cela m’énerve autant ? »

 

  • Si je vous dis : « ne pensez pas à une voiture jaune roulant dans une forêt », vous la voyez filer dans la jungle de votre esprit. Le cerveau intègre mal la négation et celui des enfants encore plus difficilement. C’est la raison pour laquelle vous avez tout intérêt à énoncer des consignes positivement. C’est d’autant plus vrai avec des jeunes enfants. Par exemple, on ne dira pas : « ne traverse pas la rue » mais plutôt « reste sur le trottoir ».

 

  • Pour les plus jeunes, offrons-leur du choix: « Tu veux d’abord enlever tes chaussures ou d’abord laver tes mains ? » Assouvissons leur besoin grâce à l’imaginaire : « Tu as très envie d’une glace ? Maintenant on va manger le diner mais qu’est-ce que tu aurais pris comme goût ? Moi j’aurais pris citron et fraise, et tu imagines si on pouvait prendre une glace géante à 10 boules ? etc. ». Préparons-les à tout changement dans la journée. Les transitions sont plus faciles à vivre lorsqu’elles sont anticipées et annoncées : « Nous allons partir du parc dans 10 min… Dans 3min, et puis nous irons préparer le diner ». Et enfin, détournons l’attention : « Hoooo regarde le canard, tu crois qu’il rentre aussi à sa maison ? », « On compte jusqu’à 3 et on court ensemble jusqu’à l’arbre ». Ces astuces permettent d’y aller plus en douceur et faciliter la coopération de l’enfant. Néanmoins, ceci ne veut pas dire que parfois un non est non !

 

  • Soyons clairs avec NOS limites. C’est en général quand on dépasse ses propres limites qu’on en vient à s’énerver et à crier. Par exemple, lorsqu’on est fatigué et que nos enfants ne veulent pas se coucher, ou lorsqu’on accepte des choses alors qu’on en avait pas envie. Osons dire STOP à nos enfants lorsque c’est nécessaire pour leur bien et le nôtre. Par contre, acceptons qu’ils expriment une émotion suite à ce non. L’idée est de se connecter à l’émotion de l’enfant sans pour autant revenir sur notre parole ou accepter un comportement inacceptable. « Je comprends que tu sois triste de ne pas avoir de glace mais nous allons manger le diner maintenant,… »

 

  • Donner des informations à l’enfant afin qu’il comprenne la règle : « Lorsqu’on mange une glace avant le diner, l’estomac se remplit de sucre et de choses qui ne nourrissent pas ton corps et il y a moins de place pour les aliments dont ton corps a besoin pour bien grandir… »

 

  • Utiliser la DESCRIPTION: « Je vois un cartable par terre », « les légos sont toujours à côté de la caisse », « le dîner est prêt mais la table n’est pas dressée »… en essayant de garder un ton neutre et factuel. Ceci amène l’enfant à se demander par lui-même ce qu’il est nécessaire de faire et en prendre l’initiative et la responsabilité.

 

  • Les laisser assumer la conséquence de leurs actes plutôt que les punir. Exemple : Arriver en retard à l’école, ne pas laver les vêtements qui ne se trouvent pas dans le bac à linge…

 

  • Encourager le comportement que vous voudriez qu’il développe plutôt que critiquer ce qui ne va pas : « Je vois que tu as rangé soigneusement toutes les poupées et que tu as trié les jouets, quel ordre ! ça me fait plaisir de voir ça ». « J’ai remarqué que tu avais fait l’effort de goûter les chicons »…

 

  • Exprimer nos besoins et parler en JE: « Quand je vois toutes ces miettes par terre, je me sens irritée et j’ai besoin que chacun mange au-dessus de son assiette » (Ce point à lui seul fera le sujet d’un prochain article).

 

Pour conclure, rien de tel qu’un peu de légèreté, de rires et d’humour pour décanter une situation difficile : « En combien de temps vous allez pouvoir mettre la table ? », « Jaques a dit…brosse toi les dents », prendre une voix rigolote avec un accent, mettre de la musique et ranger en dansant, … « Perdre » 5 minutes pour en gagner le double, en se reconnectant à l’enfant grâce à un câlin, un chant, du rire, du dessin… ce qui vous parle à vous, pour repartir d’un bon pied.

Livres conseillés :

Isabelle Fillozat : « J’ai tout essayé », « Il me cherche ».

Catherine Dumonteil-kremer : « Une nouvelle autorité sans punition ni fessées »

A.Faber et E. Mazlish : « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent »

burnout parental coach

Gran’Dire ensemble organise des ateliers à thèmes pour parents, du coaching individuel et des formations en milieu scolaire.

A la recheche d’un coach de vie ou d’un coach parental? Pour des séances de coaching individuel ou les ateliers de parents, à Bruxelles et dans le Brabant wallon, contactez Emilie Lucas de Gran’dire ensemble: https://gran-dire-ensemble.com/163-2/

Tel.: 0485/41.07.37. emilielucas@gmail.com

Comment aider nos enfants à gérer leurs conflits ?

Nous le savons, crier, punir et culpabiliser ne font qu’aggraver le conflit. Mais il n’est pas toujours facile de garder son calme au quotidien. La  gestion de son propre stress est pourtant la clé pour instaurer un climat serein et propice à la communication. Il s’agit aussi d’analyser ce qui nous fait bondir. Chaque parent trouvera ses propres techniques de retour au calme, certains vont respirer une minute, s’isoler, chanter, entrer en action…

 

Pour agir consciemment, voici quelques pistes accessibles et concrètes inspirées majoritairement du livre de Faber et Mazlish « frères et sœurs sans rivalité ».

L’idéal est de ne PAS intervenir et ils apprendront ainsi à gérer eux-mêmes leurs conflits.

Voici la méthode :

  • Reconnaître la colère de chaque enfant
  • Ecouter la version de chacun
  • Montrer notre confiance en leur capacité de trouver des solutions
  • Quitter la pièce (les enfants apprécient qu’on leur fasse confiance)

Et si cela en vient aux mains ?

  • Décrire de manière ferme « je vois deux enfants qui sont sur le point de se taper et se mordre !
  • Fixer les limites « il est absolument interdit de faire du mal aux autres »
  • Séparer (qui est une conséquence et non une punition)

S’occuper de l’enfant agressé « je vois que tu t’es fait mordre par ton frère, ça doit faire très mal, viens je vais te soigner. Ton frère doit apprendre à dire les choses car il en est tout à fait capable. On ne mord pas dans cette famille ».

Amener le persécuteur à avoir de la compassion pour l’autre « je suis certaine que tu peux t’imaginer le mal que cela fait quand on se fait mordre »

Faire émerger la force présente chez la victime « tu es capable de te défendre et tu peux montrer ta force à ta sœur en lui criant très fort STOP ! »

Si le conflit est récurent?

Organiser une réunion de famille afin d’utiliser la méthode de résolution de conflit.

  1. Expliquer le but de la réunion
  2. Expliquez les règles : « nous allons écouter, sans nous interrompre,  chacun d’entre vous ».
  3. Prenez connaissance du ressenti de chaque enfant
  4. suggérer autant de solutions que possible. Mettez par écrit toutes les idées, en commençant par celles des enfants et noter les toutes sans les juger
  5. Choisir ensemble les solutions qui conviennent à tout le monde
  6. Organisez un suivi

La rivalité entre frères et sœurs est tout simplement universelle. Quoi que nous fassions, elle existe. Les enfants se sentent mis en danger par leur frère ou leur sœur qui leur « vole » tout: le temps et l’amour de ses parents, ses jouets, ses vêtements etc…Chaque enfant l’exprimera à sa manière et avec les moyens cognitifs dont il dispose. Il est donc normal que nos enfants se disputent et la fratrie représente le premier endroit de leur apprentissage. Nous ne pouvons pas tout contrôler mais il existe des outils préventifs à pratiquer au quotidien. Ceux-ci feront l’objet de notre prochain article.

Gran’Dire ensemble organise des ateliers à thèmes pour parents, du coaching individuel et des formations en milieu scolaire.

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dessin fratrie

 

Encourager plutôt que complimenter. Pourquoi?

De nombreux psychologues et spécialistes de l’éducation positive, tels qu’Isabelle Fillozat, Jane Nelsen, Céline Alvarez ou encore Faber & Mazlish attirent notre attention sur la différence  entre le compliment et l’encouragement. Nous allons voir en quoi consiste la nuance et quels sont les bienfaits de l’encouragement de nos enfants. Le but ici, n’étant pas de détrôner les complimenteurs que nous sommes en tant que parent bienveillant mais bien de porter notre réflexion un peu plus loin, et nous permettre avec la compréhension de cette différence de taille , de devenir encore un peu plus conscients.

parentalite-positive

Des limites du compliment … aux bienfaits de l’encouragement.

« Oh c’est beau, tu es vraiment l’artiste de la famille ! », « C’est bien tu es une gentille grande sœur », « Ah je savais que tu allais y arriver tout seul ! » ou encore « Toi, tu es vraiment un joueur de foot professionnel ! » sont autant de compliments qui ne sont pas négatifs en soi, des marques d’amour mais qui, de manière répétée, pourrait donner à l’enfant l’idée qu’il est meilleur que les autres,  qu’il se doit d’être professionnel de foot plus tard, qu’une grande sœur doit à tout prix être gentille,… Bref, le compliment peut enfermer l’enfant dans un rôle, défini par celui qui le donne. Puisque l’enfant veut plaire à son parent, ne rejouera-t-il pas ce rôle jusqu’à en oublier que ce n’est peut-être pas lui ?

Aussi, le compliment implique, ce que l’on appelle en coaching, un référentiel externe : l’enfant qui reçoit un compliment peut vouloir faire plaisir à autrui et de ce fait, cesser ses efforts lorsque des signes d’approbation sont donnés. Un enfant qu’on encourage nourrit une motivation interne, son estime de soi, il s’attachera alors plus volontiers au processus qu’au résultat et aura envie de progresser. Le souhait des parents n’est-il pas de renforcer cette estime de soi pour que leurs enfants se sentent bien dans leurs pompes ? Et puis, quelle pression ! On observe certains enfants qui se demandent s’ils seront toujours aimés s’ils en viennent à ne  pas être à la hauteur du compliment.

Se pose aussi la question de la crédibilité : imaginez que vous dites à votre fils « Toi, t’es toujours un adorable bonhomme ! » mais qu’il vient de frapper Arthur à la récré… Il en déduira que vous ne le connaissez peut-être pas si bien.

Par ailleurs, le compliment amène aussi la notion d’ascendance – de celui qui fait le compliment sur celui qui le reçoit – là encore, nous ne pensons pas que ce soit l’intention des adultes envers les plus jeunes.  Voici un exemple éclairant : plutôt que de dire à notre petit « Je suis fière de toi ! » (référence externe et ascendance), on préférera dire « Tu peux être fier de toi » ce qui amène l’enfant à se référer à lui-même et supprime tout simplement l’ascendance qu’il pourrait ressentir de notre part. Son regard va changer ; il n’a alors plus besoin de notre jugement pour se construire, il peut, petit à petit, se référer à lui-même. Il va réfléchir, faire fonctionner son cerveau préfrontal ( la partie à l’avant du cerveau qui permet de rationnaliser, relativiser prendre du recul ) Cette partie n’est pas encore mature  (et ne le sera qu’à l’âge de 25 ans !)

De plus, le compliment pourrait générer des comportements tels que le mensonge, la dissimulation, le rejet de la faute sur les autres afin de ne pas décevoir les attentes que l’enfant perçoit chez l’adulte.

Donc le compliment… pourquoi pas de façon modérée mais l’encouragement, lui,  sera à coup sûr porteur d’une spirale vertueuse. Nous allons voir en quoi les enfants encouragés apprennent à penser, construisent leur estime de soi au fur et à mesure de leurs expériences et se comparent moins aux autres. De plus, on évite par-là que l’ego devienne trop encombrant avec le temps.

Lorsque je dis, en jetant un regard furtif sur le dessin de mon fils « Waouh c’est beau, tu es vraiment l’artiste de la famille ! » la part narcissique de lui sera nourrie et il éprouvera de la satisfaction, son « image de lui »  sera flattée. Pour faire grandir son estime de lui, sa confiance,  lançons nous dans une description du genre : « Je vois que tu as dessiné des fleurs de toutes les couleurs. Ce dessin me met de bonne humeur. Tu es content de ce que tu as fait ? Tu peux être fier de toi ! Ça a dû te demander de la patience pour réaliser toutes ces fleurs ». Certes, cela demande plus de temps qu’un simple « Waouh, c’est top »…. mais , quand c’est faisable, pour quelle bonne raison s’en priver ?

Ne nous méprenons pas, nous faisons bien de complimenter, valoriser nos enfants évidemment mais les dernières recherches en neurosciences et en sciences de l’éducation nous permettent de mettre de nouvelles lunettes pour que nous puissions  atteindre notre but : celui de construire, consolider avec lui, son estime de lui-même.

On en revient à la notion de référence interne/externe. N’est-ce pas un beau cadeau fait à l’enfant que de lui offrir la possibilité de se fier à son ressenti plutôt que d’avoir besoin de l’approbation des autres pour se construire, pour évaluer ce qui lui semble juste?

L’encouragement a une multitude de bienfaits : la valorisation de ses efforts  (« Je vois à quel point ça t’a demandé du travail » ). Une reconnaissance de la responsabilité (« Je vois que tu regardes à gauche et à droite avant de traverser, tu vas bientôt pouvoir aller chez Lena toute seule »). Une attention personnalisée ( « Quand je vois ta création, ça me fait penser à… »). De la gratitude (« Merci pour ton aide, ça me touche que tu ais fait ce dessin pour moi »). La valorisation de son processus d’apprentissage ( » Tu peux m’expliquer/me montrer comment faire ?  » ) et surtout la construction d’un référentiel interne, essentiel pour son autonomie  ( » Qu’est ce que ça te fait d’avoir présenté ton travail devant toute la classe?  » )

parentalite bienveillante

Concrètement, comment faire ?

  • Ce qui nous paraît le plus important est de décrire le comportement de l’enfant pour le valoriser et de ce fait éviter de toucher à son identité. On peut rarement se tromper en utilisant la description! L’enfant peut s’approprier le compliment si l’adulte le met en contexte : « Bravo, dans ce travail, tu as fait preuve de beaucoup de créativité» et illustre ses propos. L’enfant tirera ses propres conclusions. Par exemple, « J’ai vu que tu avais aidé ton frère à ranger tous ses jouets, merci de l’avoir aidé » plutôt que « Tu es gentille ». L’enfant ne va pas se construire à partir de ce que vous validez mais bien à partir de ce que lui-même ressent comme beau, juste et bon,… Décrire supprime les jugements de valeur et va l’aider à croire en ses habiletés et ses réussites.
  • Valider le ressenti de l’enfant  » Comment c’était pour toi de passer la balle à Thomas avec autant de monde autour de toi ? » ce qui revient à valider sa réussite avec ses sens à lui, il pourra alors intégrer le compliment comme vrai pour lui.
  • Partager notre joie lui permet alors de se sentir important et intéressant pour nous.
  • Relever les comportements que nous trouvons négatifs mais en veillant toujours à décrire le comportement qui pose problème « Si tu es fâché, dis le avec des mots et pas avec des coups, tu en es capable » et ne pas viser l’intégrité de l’enfant « tu es méchant ».
  • Dire en quoi nous sommes touchés par le comportement.
  • Remercier plutôt que dire « C’est bien » (jugement de valeur).
  • Valoriser les efforts que ça lui a demandé plutôt que le résultat.
  • Reconnaître la déception quand le résultat n’est pas concluant par rapport à l’effort fourni.
  • Les encourager à être fiers d’eux-mêmes « Tu es fier de toi ? »

 

Mais surtout soyons sincères tant dans les compliments que les encouragements . Le contenu ici vise à nourrir une réflexion et  un changement de comportement très progressif sachant que l’humain a une tendance à reproduire de manière inconsciente des automatismes issus, entre autre, de sa propre éducation et de son système de croyances. Être un parent conscient est une belle évolution mais soyons indulgent  avec nous-mêmes, le changement prend du temps et souvent la culpabilité de ne pas répondre à nos propres exigences parentales est inutile, voire le principal frein vers le changement. Montrer à nos enfants que nous sommes humains, authentiques et que nous ne sommes pas des bouquins de théorie reste essentiel.

A la recheche d’un coach de vie ou d’un coach parental? Pour des séances de coaching individuel ou les ateliers de parents, à Bruxelles et dans le Brabant wallon, contactez Emilie Lucas de Gran’dire ensemble: https://gran-dire-ensemble.com/163-2/

Tel.: 0485/41.07.37.

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l’éducation positive… concrètement

Le concept de la parentalité positive est issu de la discipline positive, méthode éducative imaginée par Jane Nelsen, psychologue américaine et mère de 7 enfants,  qui prône l’équilibre entre fermeté et bienveillance. Les grands préceptes de la discipline positive sont :

1 Connecter avec l’émotion de l’enfant avant de corriger le comportement.

Avant d’adopter la position d’éducateur (fermeté), « connectons » avec l’enfant et essayons de comprendre ses émotions (bienveillance). En sachant que derrière tout comportement inapproprié de celui-ci, il exprime un besoin et souvent une croyance (« on ne m’aime pas », « je ne vaux rien »…) Lorsqu’on a connecté avec l’enfant, on peut choisir ensemble une solution. Par exemple, face à un enfant en larmes parce qu’il ne reçoit pas une glace; Jane Nelson nous enseigne qu’il est fondamental de lui dire  » je comprends que c’est frustrant et pas agréable pour toi que je refuse, c’est tellement bon les glaces ! » et seulement ensuite maintenir sa position en lui expliquant pourquoi: «  il est 18 h c’est bientôt l’heure du souper et pas du dessert« . Ne pas fonctionner dans cet ordre ne permettra pas à l’enfant de sortir de son émotion et d’entrer dans la réflexion.

2 Le besoin d’appartenance/la coopération (c’est une motivation de base chez l’enfant pour qui il est fondamental d’appartenir à sa famille ; il sera donc toujours prêt à coopérer)

Décrite par Adler, disciple de Freud, la notion d’appartenance sociale est adaptée par Jane Nelsen au niveau familial. Nous avons besoin d’appartenance à notre famille pour pouvoir « coopérer » avec nos parents. Exemple : Les tâches ménagères, toute contribution de l’enfant lui permet d’exister au sein de la famille, donc de coopérer. un autre exemple: Donner des missions à l’enfant au supermarché …. il se sentira utile pour la famille.

3 L’encouragement

L’encouragement a une multitude de bienfaits : la valorisation de ses efforts  (« Je vois à quel point ça t’a demandé du travail » ). Une reconnaissance de la responsabilité (« Je vois que tu regardes à gauche et à droite avant de traverser, tu vas bientôt pouvoir aller chez Lena toute seule »). Une attention personnalisée ( « Quand je vois ta création, ça me fait penser à… »). De la gratitude (« Merci pour ton aide, ça me touche que tu ais fait ce dessin pour moi »). La valorisation de son processus d’apprentissage ( » Tu peux m’expliquer/me montrer comment faire ?  » ) et surtout la construction d’un référentiel interne, essentiel pour son autonomie  ( » Qu’est ce que ça te fait d’avoir présenté ton travail devant toute la classe?  » )

 

La parentalité positive, d’une certaine manière c’est être un parent plus conscient, un beau cadeau à nos enfants à la hauteur de la difficulté que cela représente au quotidien.

Si vous cherchez un coach parental à Bruxelles ou dans le Brabant Wallon, contactez Emilie Lucas de Gran’dire ensemble: https://gran-dire-ensemble.com/163-2/

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